Jack Brandeur III De 7H à 8H Part one
Posté par rchoucart le 24 juillet 2009
Jack Brandeur: Héros sans scrupules, balaise toute catégorie même en Sodoku force super pro, le héros.
John Doe: Inconscient sur la moquette avec les signes annonciateurs d’un dérangement gastrique.
Eddy : Pote de Jack, répondeur téléphonique de la CITYOU; cherche ses chewing-gums.
Tiray Brandeur: Enlève ses concombres nocturnes et les gardes aux frais dans un Tupperware au frigo pour le repas du soir.
Ali : Epicier du coin qui va bientôt faire connaissance avec Jack, mais pas de façon amicale.
Ces événements se déroulent entre 7h et 8 heures du matin
Chez Ali, épicerie fine ouverte de 7H à 6H 24/24
Jack descendit d’un saut de sa voiture, oubliant la pluie il fit un rouler bouler et actionna la fermeture centralisée des portes grâce à ses clés bip bip.
Il n’omettait plus de clôturer ses portes, alors qu’il n’était encore qu’un débutant il s’était fait voler plusieurs véhicules, ce qui lui rendit les poursuites motorisées très difficiles, ainsi que peu d’argent en fin de mois, le remplacement des dits véhicules ayant été prélevés directement sur son maigre salaire, oui les héros tels que Jack ne gagnent pas bien leur vie, mais Jack s’en moquait, il était patriote avant tout, et ça , ça ne se monnaye pas.
Il scrutât l’arrière-boutique, la lumière s’allumât, il vit un homme bronzé, brun, blouse grise impeccablement repassée, déposer un bol de lait, certainement pour un animal de type domestique, qui non déclaré aux services vétérinaires viendrait s’abreuver lorsqu’il le voudrait.
Jack, dont la vue frôlait le 18/10 de l’œil gauche et le 16 du droit, remarqua l’écusson de la blouse « ALI », il tenait son homme, de plus nourrir un animal non tatoué était un délit fédéral! Ton compte est bon mon petit gars se dit il en armant son Beretta 15 cartouches plus une dans la culasse et son couteau suisse option scie à métaux.
Trois arbres le séparaient de la porte, il attendit que le suspect pas catholique du tout se rentre dans son antre malfamée à la devanture très propre et au trottoir bien balayé.
Tel le félin à baskets Reebok sur coussin d’air , il sautilla de chênes du Texas en chênes du Texas, végétal bien connu pour son aptitude à pomper toutes les ressources de son environnement, pour finir à deux millimètres de la porte.
D’un coup de trente-quatre et demi de pointure à semelle étiquetée, car Jack gardait systématiquement toutes les étiquettes des prix de ses vêtements, cela lui permettait de reconnaitre ses affaires plus vite, il fit voler la porte en quarante-trois morceaux distincts et impossibles à recoller même pour un professionnel du puzzle.
Une fois entré, il hurla, « TOC TOC! Il y a quelqu’un ? », oui Jack aimait bien l’humour.
Ali se retourna et fit face au canon en acier inoxydable de Jack, cela lui rappela ses jeunes années ou, rebelle il regardait ces films capitalistes qui débutaient tous de la même façon, une série de cercles se rapprochait d’un homme en smoking qui marchait peinard, mais en fait les cercles étaient un canon de revolver, l’homme faisait volte-face et tuait le porteur de l’arme. La comparaison s’arrêtait la, il n’avait pas de smoking, ne marchait pas et en plus il n’y connaissait rien en volte-face super rapide et désarmant.
Jack: « Dis-moi, DUDE, t’as un quart de seconde pour me dire ou sont tes complices ou je t’explose la rotule gauche à coups de boite Canigou jusqu’ a ce que tu craques et que tu m’avoues que tu as du café pour douze personnes! »
Ali, bien que fort courageux, était également fort émotif et s’évanouit.
Sur la moquette capitonnée d’une grande demeure toute blanche
John se réveilla avec une légère impression d’avoir quelque chose de désagréable très près de lui, chaud, humide, le chili avait eu un effet dévastateur.
Il vit le visage de son épouse comme figée, d’un air de dire, mais c’est dégueu.
Il coupa net :
« Cela peut arriver à tout le monde un dérangement, au lieu de me regarder comme ça donne moi donc un sac que je puisse aller me changer »
Une fois douché et habillé, il prit soin de tout déposer dans le sac que sa femme, Jane, lui avait déposé tout en se bouchant le nez.
Lorsqu’il sortit, il décomposa son plan.
« Une fois que je serais sorti, tu donneras ça à l’agent Turner pour qu’il le dépose dans l’incinérateur, tu iras avec lui pour être sure qu’il le fasse. Je ne veux pas d’un nouveau scandale dans cette maison, tu as compris »
« Mais il n’y a jamais eu de scandale, John, depuis que nous avons emménagé »
Il la regarda d’un regard un peu appuyé.
« Tant que je serais Président, personne ne pourra dire que j’ai chié dans mon froc, tu as compris ! »
Jane le vit partir d’un pas empressé et se dit que la vie était liée à des petits riens qui pouvaient détruire une carrière, pour ceci elle devait effacer cet incident qui n’avait rien de glorieux, et surtout très humiliant.
Un peu démoralisée elle se dit, comme le slogan qui l’avait faite première dame des États-Unis, que pour son Mari et sa qualité de vie, elle le pouvait.
Citillou
Eddy commençait à sentir la pression lui monter aux mâchoires supérieures, il avait besoin d’un chewing, sinon il allait faillir au règlement et ne pourrait pas longtemps lutter contre son intense envie de fumer une cigarette, et du coup se ferait descendre comme un gnou dans le caniveau mal irrigué.
Il vit Tina, la belle Tina, grande brune, filiforme, en tailleur réglementaire, jupe et veston foncés sur chemise blanche qui avançait vers lui.
Son regard lui fit en un dixième de centième de seconde un clin d’œil, ce qui provoqua un tressautement de sa commissure de lèvre à la Johnny Hallagan, célèbre Don Juan des bals de lycée de dernière année de la banlieue ouest de l’état. Oui, elle et lui étaient ensemble depuis peu, personne ne le savait, mais il en était fier.
Il s’approcha d’elle et lui murmura de sa voix la plus chaude.
« Tu n’aurais pas vu mes pâtes à mâcher? »
Elle tourna la tête et fit volait ses cheveux au ralenti pour le fixer de son regard bleu, de ce bleu que l’on retrouve invariablement dans tous les regards des chanteuses de rnb et qui vous rappelle que, ciel de ciel, vous avez encore oublié de changer la dosette de la cuvette de votre waterclossette.
« Non Eddy, je ne les ai pas vus, mais c’est l’heure de ma pause, je vais aller fumer une cigarette dehors, toutes ses sonneries et cet horrible manque de caféine me mette à vif. »
« Je t’accompagne »
Elle le stoppa en lui tenant le bras fermement, d’une force toujours surprenante pour un si frêle gabarit.
« Tu as parlé à Jack à notre sujet, tu sais si cela vient de toi, son meilleur ami, il le prendra certainement mieux »
Eddy fit la moue, il n’avait rien moufté, non pas que Jack lui faisait peur et après tout il mesurait bien deux têtes de plus que lui, mais Jack était un tueur impitoyable, il pouvait quand lui faire mal, et comme beaucoup d’hommes et de femmes, il n’aimait pas plus que cela ressentir une douleur physique, en plus il marquait facilement et n’avait pas de Cicatrile sur lui.
» Non, pas encore, je ne veux pas l’éloigner de son objectif, il est vital qu’il réussisse sa mission »
« Remarque tu vas pouvoir lui en glisser un mot il est en ligne sur la deux, c’est pour ça que je venais a toi »
Elle lui refit un clin d’œil, mais la frisette à la Johnny était restée près des dernières années.
D’un pas mal assuré il s’éloignât de son aimée, si Jack savait, c’est sur il le buterait!
Chez Ali épicerie fine et évanouit
Jack, un brin déçu par la résistance toute relative de son suspect, battait de ses doigts musclés le rythme de la musique d’attente téléphonique de la cellule.
Ratataaatttata, ratatattttaaa, quel rythme cet hymne national.
» Jack c’est Eddy! »
Jack sentit de suite que son ami était stressé, le manque de caféine certainement, à moins que cela ne soit autre chose, mais pour le moment ce n’était pas la priorité.
« Eddy, je suis chez l’hostile, il est maitrisé, j’ai devant moi plusieurs emballages de café, des rouges, des bleus, lequel je prends ? »
« Prends les tous, Jack, ne fait pas dans le détail, et ramène aussi le suspect, on va l’interroger pour en savoir plus sur cette ignoble attaque terroriste visant nos réserves de café ! »
« Roger ! Préparez les cafetières j’arrive dans 7 minutes douze et god save the queen ! »
Jack aimait finir ses conversations par des citations, même si celles-ci ne s’appliquaient pas à son pays, elles brouillaient les pistes.
« Ok, Jack, et n’oublie pas les sucrettes ! »
Au moment où Jack raccrochait, un nouvel appel fit vibrer son Pocket phone de l’armée suisse.
« Jack , c’est ta femme! »
« Oui Tiray, je t’ai reconnue malgré les concombres, tu oublies un peu vite que je suis un professionnel »
« Et bien professionnel ou pas, ta fille est dans sa chambre, Jack! Elle n’a pas fugué et à fait tout ses devoirs, je suis très inquiète Jack! Son bulletin est excellent, Jack, et encore pire, jack, elle m’a appelée Maman, c’est dingue Jack,.. »
Jack coupa court à l’hystérie de son épouse.
» Ne t’inquiète pas je lui parlerais dés mon retour, je dois te laisser, j’ai une réunion ! »
« Mais on est dimanche Jack! »
« Tu connais le dicton : yes we can, allez tchuss! »
Jack raccrocha, s’enleva de l’esprit ses problèmes familiaux et commençât à remplir son sac de cafés multicolores.
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